Pourquoi mentir ? Sachant qu'un mensonge peut terriblement faire mal, je ne vois pas en quoi cela serait nécessaire. Cependant, certains mensonges sont indispensables parfois. Les pires sont, sans doute, ceux qui durent et que vous remarquez très tard voir pas du tout. Je n'aime pas mentir. Je ne le fais que si cela est vraiment inévitable mais je ne mentirai jamais à mes amis. Il n'y a rien qui excuse les mensonges attirant la souffrance comme un aimant. Pourtant, certains s'amusent à cette « activité » et ne pensent qu'à leur ego. Je ne pense pas pouvoir pardonner à ceux qui mentent trop. Peu importe les raisons, cela ne se fait pas. Il ne faut pas se construire une personnalité, il faut se montrer sous son vrai jour, être soi. Accuser quelqu'un à tort, une calomnie, est, selon moi, un pêché, chacun devrait s'assumer. Puis, inventer une marionnette, créer une affabulation, à quoi cela sert vraiment ? Concevoir un pantin, que beaucoup aimeront, est-ce vraiment plaisant ? Cet acte est difficile car il peut réellement blesser, faire rentrer en dépression ceux qui sont ses amis. Il est ignoble de faire le mal de cette façon, surtout quand on a créé un pantin extraordinaire. Ce jeu m'exècre. Pire, il me donne l'envie de vomir. La vérité finit toujours par éclater car le mensonge a bien des failles, il suffit juste de les chercher. Mais la vérité des choses fait souvent mal. Quand il s'agit du « mensonge du pantin », la vérité choque, nous parait impossible car on aimait cette marionnette. C'est comme se réveiller brutalement d'un long rêve, d'une sorte de coma, un rêve qui tourne au cauchemar. On souhaite croire encore en sa réalité même si cela sonne faux. L' « imposture fictionnelle » est vraiment hideuse et ne devrait pas existé Quand on se rend compte que tous ces fabuleux souvenirs n'étaient indiscutablement pas vrais, on a juste envie de partir loin, s'enfouir sous terre rien que pour hurler son chagrin. Néanmoins, il faut rester debout, une fois de plus, car la vie continue bien malgré nous, même si une affliction nous pétrifie, il faut continuer d'avancer. C'est bien triste mais si l'on doit s'arrêter à chaque vérité, nous n'en aurions pas fini, il faut juste tenir bon même si, au fond, on n'en ressent franchement pas l'envie. Mensonge comme vérité, les deux ont le pouvoir de faire souffrir. Le mensonge apparaît sous bien des formes Cependant, entre mensonge et vérité, je choisis la vérité. Je préfère qu'on dise ce que l'on pense, qu'on n'invente rien, qu'on reste naturel. Car c'est être libre que ne pas s'imposer de barrière à cause d'un terrible mensonge et car la vérité instaure la confiance. Pourtant le monde est rempli de bobards, n'est-ce pas vrai ?